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Rénovation des fenêtres : pour y voir plus clair, les Réno-Maîtres de l'APCHQ vous en expliquent les multiples facettes
Montréal, le 21 mai 2003 - Le fenêtrage, en plus de permettre l'éclairage
de jour, constitue une grande partie de l'enveloppe qui vous protège de
la rigueur du climat. Sujettes à l'usure vu leur usage intensif et leur
exposition aux intempéries, les fenêtres doivent, à un moment ou à un
autre, être réparées, voire même remplacées. Le choix des fenêtres de
votre maison implique des décisions à plusieurs niveaux. Leurs attributs
étant nombreux et variés, les Réno-Maîtres de l'APCHQ vous informent sur
les aspects qu'il vous faut bien connaître au moment de l'achat pour
poser les bonnes questions aux fabricants ainsi qu'à l'entrepreneur
chargé des travaux.
Une variété de matériaux
Pour la fabrication des cadres de fenêtres, le bois, l'aluminium et le
chlorure de polyvinyle, communément appelé PVC sont les matériaux les
plus souvent utilisés. Plus dispendieuse, l'aluminium est fort populaire
en raison de sa facilité d'entretien et de son côté esthétique. La fibre
de verre, un peu plus récente sur le marché, est elle aussi plus
coûteuse, mais comme l'aluminium, il s'agit d'un matériau tout indiqué
en termes de durabilité et de stabilité dimensionnelle. Quant au PVC,
très en demande également, ce matériau est apprécié pour son coût
relativement bas, mais aussi parce qu'il n'est pas conducteur. Ajoutons
à ces choix le bois, dont l'aspect chaleureux et la résistance aux
éléments en font un matériaux attrayant et recherché. Des unions entre
ces divers produits sont possibles et vous permettront de profiter des
propriétés et avantages de chacun.
Les mécanismes d'ouverture
Fenêtres en auvent, fenêtres coulissantes, à battant, à guillotine ou
oscillo-battantes sont autant d'options qui s'offrent à vous. Plusieurs
facteurs et considérations pratiques peuvent influencer votre choix quant
au mode d'ouverture de vos fenêtres. Il s'agit bien souvent d'une
question de goût et d'esthétique, mais le fabricant vous informera sur
leurs particularités (entretien et nettoyage, résistance à l'effraction,
mécanisme hors de la portée des enfants, etc.). Pour établir un bon
comparatif, le coupe-bise - bande de matière fixée le long de la rive
d'une fenêtre pour empêcher l'infiltration de l'air - est aussi un des
éléments clés. Informez-vous auprès des détaillants des divers types de
coupe-bise (à friction et à compression), lesquels influent sur la
performance d'étanchéité des fenêtres.
Le verre, au cœur de la fenêtre
Quel que soit le type de fenêtres choisies, pour les rendre performantes
sur le plan thermique, il faut aussi penser au verre qu'on y insérera.
Il n'y a pas de gain majeur en efficacité énergétique lié au vitrage
comme tel : un vitrage thermos conventionnel a une résistance thermique
d'environ R2.14 (facteur R : résistance thermique) alors que les vitrages
les plus performants montent jusqu'à environ R2.8. D'un vitrage thermos
conventionnel, on peut passer à des vitrages un peu plus performants pour
deux raisons: 1) les intercalaires (le matériau qui crée l'espace entre
les deux vitres) : leur conductibilité ou non conductibilité influe sur
la performance du vitrage. Plus l'intercalaire est conducteur, plus le
froid de l'extérieur communiquera avec l'intérieur et inversement.
2) Les gaz : l'air qui se trouve entre les deux vitres subit les effets
de convection lorsqu'elle est exposée d'un côté à la chaleur et de
l'autre, au froid. Toutefois, les gaz argon sont plus stables et ne
subissent pas ces effets de convection, ce qui fait en sorte que
l'efficacité énergétique de la fenêtre en est augmentée.
Un vitrage performant coûte normalement environ 15 % du coût total des
fenêtres. Vos chances de réduire votre facture énergétique ne se situent
non pas au niveau du type de vitrage (énergétique VS conventionnel),
mais plutôt au niveau de l'étanchéité à l'air. En effet, une grosse
partie de votre budget peut s'envoler du fait que l'enveloppe du
bâtiment n'est pas étanche.
Vos fenêtres ont-elles la cote?
Il est possible de connaître la réelle performance de vos fenêtres grâce
aux études d'étanchéité selon la norme A440. Les fabricants participent
à ce programme d'évaluation et sont en mesure de vous informer sur ces
tests de mesure. En général, une fenêtre est classée selon plusieurs cotes
: de A1 à A3 pour l'étanchéité à l'air, de B1 à B7 pour l'étanchéité à l'eau
et de C1 à C5 pour sa résistance aux surcharges causées par le vent. Plus ces
cotes sont élevées, plus performantes sont vos fenêtres.
À vérifier avant l'installation
Lorsque vous confierez les travaux d'installation à un spécialiste, voyez si
celui-ci s'occupera de recycler vos fenêtres. Dans l'infirmative, si elles sont
récupérables, peut-être pourriez-vous les vendre ou les utiliser pour un autre
bâtiment (chalet, cabanon, etc.). De même, demandez à votre entrepreneur s'il se
chargera de poser les boiseries, de faire l'isolation et la peinture. Ce sont des
éléments qui doivent être spécifiés dans votre contrat, sinon vous devrez prévoir
un autre spécialiste pour effectuer ces travaux.
Vous devez aussi tenir compte des déficiences au niveau de la structure du bâtiment
ou du parement : par exemple, les cornières d'acier qui supportent la brique
sont-elles toujours en bon état? Y a-t-il des fissures ou des ondulations au-dessus
des fenêtres dans le parement de brique? Y a-t-il des infiltrations d'eau par les
cadres de fenêtres, surtout dans la partie supérieure? Le changement de la fenêtre
à lui seul ne corrigera pas ces problèmes. Le parement, les solins de maçonnerie
ou de stuc peuvent être en cause. Avant de changer vos fenêtres, vous devez discuter
de ces problèmes avec un professionnel en la matière ainsi que des réparations qui
s'imposent pour y remédier.
Le soufflage
Les cadres d'aujourd'hui n'ont pas la largeur requise pour remplir la pleine
épaisseur du mur. L'installateur se charge de poser le soufflage, cette pièce
qu'on ajoute pour combler l'espace entre la fenêtre et la face intérieure du
mur de gypse. On recommande les soufflages en bois recouvert de vinyle,
lesquels nécessitent peu d'entretien et sont plus faciles à poser, contrairement
au PVC qui est très difficile à fixer puisqu'il est plutôt ardu de visser dans
le plastique.
Confiez vos travaux à un Réno-Maître
Pour rénover en toute confiance, faites affaire avec un entrepreneur certifié
Réno-Maître, la nouvelle bannière en rénovation de l'APCHQ. Tout Réno-Maître
doit avoir démontré une expérience éprouvée dans le domaine de la rénovation,
avoir les ressources financières et administratives suffisantes pour mener à
bien ses projets, et satisfaire les attentes de ses clients. Les entrepreneurs
qui pratiquent sous cette bannière vous promettent que le travail sera effectué
selon les délais et les budgets prévus. Ils sont les seuls à vous offrir un plan
de garantie ainsi qu'un programme de financement sur mesure. Vous pouvez trouver
les Réno-Maîtres de votre région sur GoMaison.com, à la rubrique « Répertoire
des entrepreneurs ». Vous pouvez également contacter le Service de référence
Réno-Maître de l'APCHQ au (514) 353-5069 ou 1 800 361-2037, poste 222.
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